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nIEWs265 VHA Arlon, ce sont 220 hectares de nature, dont 46 hectares de zones humides qui pourraient être transformées en golf. 220 hectares, soit un peu plus de 300 terrains de footballs. J’ai envie de plagier Nabila et de dire : « Non mais, allô quoi !? »

L’Observatoire de l’Environnement à Arlon a mené un travail exemplaire de contre-étude de la notice d’incidence environnementale du projet de Golf. Outre que, nous nous trouvons en début de déconfinement progressif, que les documents ne sont consultables qu’à la commune et sur rendez-vous, que le temps imparti pour la consultation des documents est largement inférieure au temps utile à une simple lecture de tous les documents (séance de lecture de maximum 50 minutes par personne, une à la fois, pour 18 enquêtes en cours), que la plupart des notes ne sont pas écrites pour des néophytes (un citoyen qui n’est pas ingénieur agronome ou qui ne possède pas un master en environnement peut se brosser pour comprendre quelque chose, hormis la feuille de garde) ; l’association a dû mobiliser toutes ses compétences environnementales pour vérifier certaines données, comme les calculs hydrologiques, les impacts sur la biodiversité remarquable du site, les vérifications liées à l’entomofaune… des heures de boulot, jour et nuit, dans un délai de 15 jours, temps de rédaction de la réponse comprise. Est-ce raisonnable de demander cela aux citoyens ?

L’Observatoire de l’Environnement est une équipe composée uniquement de bénévoles qui a des compétences et des connaissances relatives à l’étude de l’environnement que la plupart des citoyens n’ont pas. Ils ont pu mettre en exergue une bonne partie des manquements. Mais qu’en est-il des citoyens lambda, dont la formation de base n’est pas l’environnement mais qui souhaitent tout de même s’investir pour protéger l’environnement en s’intéressant aux projets soumis à enquête ? Si la convention d’Aarhus et les enquêtes publiques ont un devoir d’information, elles n’ont, de toute évidence pas de devoir de vulgarisation. De quelle sorte de participation citoyenne s’agit-il donc ?

La pression pour l’Observatoire de l’Environnement à Arlon est impressionnante, après le Golf, dont la procédure n’est pas finie, ce ne sont pas moins de 18 projets en cours d’enquête publique, dont seulement 7 font l’objet d’une information sur le site internet de la commune.

Alors que la Wallonie déploie un plan d’envergure pour la plantation de haies et d’arbres, qu’elle rédige sa stratégie de préservation de la biodiversité, qu’elle devrait budgétiser une étude de réseau écologique de la région pour réussir son ambition de protection et de restauration de la nature, que la mise à jour de quelques fiches de l’état de l’environnement wallon montre une poursuite du déclin des espèces et des habitats, dans certaines villes la frénésie est à l’artificialisation.

Alors que la Ville d’Arlon, dans son plan stratégique transversal est non seulement attentive à la participation, en mettant en avant l’enquête de l’Union des Villes et des Communes de 2017 indiquant que plus d’un citoyen sur 4 souhaitent participer davantage à la vie locale (page 9), qu’elle a également pour objectif de s’engager dans la transition écologique et énergétique (p 22) et donc, je cite, de favoriser, protéger et valoriser la biodiversité et aussi d’évaluer les projets publics par rapport à leur impact sur l’environnement, que même dans l’objectif de ville culturelle elle n’inscrit pas le projet de Golf… je ne veux pas croire qu’elle choisisse, en toute connaissance de cause d’ « édifier un golf en détruisant 46 hectares de zones humides riches en biodiversité et des hectares de landes sèches ; puiser de manière déguisée dans un ruisseau à chabot, qui permet la survie de milieux rares dont la restauration a été financée par les subsides publics européens au sein du camp militaire de Lagland, pour arroser » les pelouses du golf.

Dans l’objectif 7 de son Plan Stratégique Transversal, la Ville d’Arlon propose de mettre en place un budget participatif pour promouvoir la participation citoyenne. Pourquoi ne pas utiliser ce très bon outil pour travailler avec les citoyens et les associations locales aux critères d’acceptation d’un projet d’aménagement sur le territoire qui allie réellement les enjeux environnementaux, sociaux et économiques ? Et pourquoi ne pas remettre, dans chaque commune, le vivant au cœur du projet de Ville en développant un rapport anti-utilitariste à la nature.

Et pourquoi ne pas demander dans les études d’incidences ou les notices d’incidences environnementales de présenter le coût et la durée de réversibilité du projet, pour aider les citoyens et les autorités à mesurer de façon simple et directe l’impact d’un projet sur l’environnement ?

Avec l’Observatoire de l’Environnement d’Arlon, nous serons attentifs à la suite qui sera donnée à ce projet.

Source: https://www.iew.be/et-si-on-foutait-un-peu-la-paix-a-la-nature/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=niews-265-la-newsletter-d-inter-environnement-wallonie_417