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l est possible de réaliser 450 GW d'énergie éolienne offshore en Europe, dont plus de 200 GW en mer du Nord. L'organisation environnementale Greenpeace demande au gouvernement fédéral de jouer un rôle de pionnier au niveau européen.

Aujourd'hui sur le Rainbow Warrior, le vaisseau-amiral de Greenpeace amarré dans le port d’Anvers, l'avenir et le rôle de l’éolien offshore en Belgique et en Europe a été discuté. Des représentants de WindEurope, d’Elia, de Greenpeace, de l'Autorité portuaire d'Anvers et le ministre fédéral de la Mer du Nord, Philippe De Backer, étaient autour de la table. [1] Vergadering Greenpaece

De g. À dr.: Didier Van Osselaer (Port d’Anvers), Giles Dickson (WindEurope), Chris Peeters (Elia), Sara Van Dyck (BBL, modératrice), ministre Philippe De Backer, Jan Vande Putte (Greenpeace)

D’après les chiffres de Bloomberg, l’éolien en mer est aujourd’hui la 2e source d’énergie la moins chère, après l’éolien de terre. En seulement 5 ans, son prix a été divisé par 4. [2] Il n’a plus besoin de subventions pour se développer. Le risque d'instabilité d'approvisionnement peut également être résolu en interconnectant différents parcs éoliens. [3]

Le secteur est prêt à utiliser pleinement cette technologie, mais une bonne coopération entre les pays de la mer du Nord est indispensable.

“Le déploiement des réseaux internationaux ne peut plus attendre”, déclare Jan Vande Putte, expert Énergie chez Greenpeace Belgique : “Le gouvernement fédéral doit en faire une priorité de son accord de coalition, afin que le prochain Plan de développement d’Elia puisse également le mettre en œuvre.”

Boot GreenpaeceLe Rainbow Warrior devant les parcs éoliens belges lors de son voyage vers Anvers (03/10/2019)

Des conditions idéales pour relever les ambitions

“La mer du Nord est et restera le centre mondial de l’éolien offshore. Les conditions sont idéales en raison du faible tirant d’eau, des bonnes conditions de vent et de la forte demande d’énergie à courte distance. La politique et l’industrie en Belgique ne sont pas encore suffisamment conscientes de cet avantage concurrentiel”, souligne Jan Vande Putte.

Or l’industrie lourde - comme celle du port d’Anvers - a deux avantages nets à ce que l’éolien offshore soit la colonne vertébrale de l’énergie belge : cela lui offre la meilleure garantie à long terme d’assurer sa compétitivité dans le monde et la possible et rentable transformation d’une partie de cette énergie en hydrogène vert comme matière première.

Philippe De Backer, ministre fédéral de la Mer du Nord, conscient de ces opportunités, a rappelé sur le Rainbow Warrior le rôle belge dans le développement de ces parcs éoliens : “Nous sommes engagés et nous le faisons. Les 4GW en eaux belges seront installées d’ici 2026. Pour les phases suivantes, il faudra collaborer avec nos pays voisins.”

WindEurope qui est venu présenter les principaux axes de son prochain rapport sur l’éolien offshore en Europe, vise à produire 450 GW de cette énergie dans l'UE d'ici 2050 principalement concentrés en mer du Nord. [3] L'urgence climatique oblige l'Europe à réduire ses émissions de CO2 à zéro d'ici 2040 afin de maintenir le réchauffement sous les 1,5°C. C'est pourquoi Greenpeace demande que l'ambition soit relevée et que l'expansion de l'éolien offshore de 450 GW soit fixée à 2040.

Notes :
[1] Ont participé au débat sur le Rainbow Warrior : Giles Dickson (CEO de WindEurope), Jan Vande Putte (expert Energie de Greenpeace Belgique), Chris Peeters (CEO d’Elia), Philippe De Backer (ministre fédéral pour la mer du Nord) et Didier van Osselaer (Manager Energy & Fuel du port d’Anvers). Vous pouvez retrouver leur présentation ici.

[2] Selon les chiffres de Bloomberg New Energy Finance le prix est descendu de 182 euro/MWh en 2014 à 44 euro/MWh en 2019.

[3] Comme l'interconnexion "hybride" autour de Kriegers Flak, une première entre le Danemark et l'Allemagne qui permet à la fois de transporter l'énergie éolienne offshore des parcs éoliens vers l'Allemagne ou le Danemark, mais qui peut aussi servir d'interconnexion pour le commerce d'électricité entre les deux pays.